lundi 19 avril 2010

Définition d’un trouble du comportement (TC) / Définition d’un trouble grave du comportement (TGC)

Définition d’un trouble du comportement (TC) :
Action ou ensemble d'actions qui est jugé problématique parce qu'il s'écarte des normes sociales, culturelles ou développementales et qui est préjudiciable à la personne ou à son environnement social ou physique.

Définition d’un trouble grave du comportement (TGC) : Un trouble du comportement (TC) est jugé grave s’il met en danger, réellement ou potentiellement, l’intégrité physique ou psychologique de la personne, d’autrui ou de l’environnement ou qu’il compromet sa liberté, son intégration ou ses liens sociaux.

LA MESURE DE LA GRAVITÉ DES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT
Voici une série de 14 énoncés indiquant des conséquences ou des impacts permettant de mesurer les troubles graves du comportement.

2.1 Nuit à la santé ou à l’intégrité physique de la personne elle-même
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : génèrent ou risquent de générer chez la personne des problèmes de santé tels que fracture, blessure ouverte, etc., nécessitant des soins médicaux, à court terme, de la part d’un professionnel de la santé.

2.2 Suscite l’utilisation de moyens de contrôle physique de la personne
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : nécessitent ou risquent de nécessiter le recours à des mesures contraignantes telles que l’isolement (dans un endroit d’où elle ne peut sortir) ou la contention physique (avec des moyens mécaniques ou humains, de façon à réduire la liberté ou les mouvements de la personne).

2.3 Compromet le niveau d’intégration résidentielle de la personne
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : compromettent ou risquent de compromettre le maintien de la personne dans sa ressource résidentielle actuelle et risquent d’entraîner que la personne soit dirigée vers une ressource résidentielle plus contraignante sur le plan de sa liberté ou de son autonomie (ex. : devoir quitter sa ressource familiale et être dirigée vers une résidence à assistance continue, devoir quitter sa chambre et pension pour intégrer une ressource supervisée de façon continue par des éducateurs, devoir quitter une ressource dans la communauté et être dirigée dans une résidence pour personnes présentant des troubles du comportement, devoir quitter la communauté et être dirigée dans un centre hospitalier, etc.).

2.4 Compromet le niveau d’intégration communautaire de la personne dans les sphères autres que résidentielle
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : compromettent ou risquent de compromettre le maintien de la personne dans une ressource de jour (scolaire ou socioprofessionnelle) et risquent d’entraîner que la personne soit dirigée vers une ressource plus ségrégée (ex. : devoir quitter une classe régulière et être dirigée vers une école spécialisée, devoir quitter un plateau de stage dans la communauté et intégrer une ressource ségrégée d’un centre de réadaptation, perdre l’accès à une ressource dans la communauté telle que ressource de loisirs ou de transport, etc.).

2.5 Compromet les liens sociaux de la personne pertinents à son réseau de soutien
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : compromettent ou risquent de compromettre le maintien de ses liens sociaux significatifs avec des membres de sa famille ou des amis qui lui fournissent des soutiens importants au maintien de sa qualité de vie et de son bien-être psychologique (ex. : père, mère, frère ou soeur ayant des contacts réguliers et significatifs, personne amie non handicapée et très présente dans la vie de la personne, etc.).

2.6 Nuit à l’adaptation de la personne ou à ses apprentissages
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : bloquent ou risquent de bloquer la plupart des opportunités d’apprentissage de la personne ou l’accès à de nouvelles activités d’apprentissage ou d’adaptation. (ex. : ses comportements de retrait ou de fuite des contacts sociaux diminuent considérablement les possibilités de vivre de nouvelles expériences ou de faire de nouveaux apprentissages, ses comportements ritualisés sont tellement envahissants qu’ils empêchent de bénéficier pleinement de nouvelles activités, etc.).


2.7 Amène des conséquences sur le plan légal et juridique pour la personne
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : amènent ou risquent d’amener des conséquences sur le plan légal et juridique pour la personne telles que des accusations formelles de gestes délictueux (comportements qui enfreint la loi) suffisamment importants et documentés pour être soumis à un processus juridique ou à la cour criminelle (ex. : être sanctionné par des poursuites au criminel et faire l’objet d’un procès, faire l’objet de bris de conditions et être ramené devant la cour, etc.).
2.8 Amène une hospitalisation dans une unité fermée de psychiatrie
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : amènent ou risquent d'amener plus d'une consultation au service de l'Urgence d’un centre hospitalier de soins généraux et spécialisés ou une hospitalisation en centre hospitalier de soins psychiatriques.
2.9 Nécessite une surveillance accrue de la personne elle-même
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : amènent ou risquent d’amener une augmentation de la surveillance étroite et continue de la personne durant une partie significative (4 heures ou plus) de ses heures d’éveil (présence à proximité d’une personne responsable pouvant intervenir physiquement en tout temps) afin d’éviter des conséquences et des impacts négatifs pour la personne ou pour autrui à cause d’une très haute probabilité de comportements à risque si la personne est laissée sans surveillance étroite.
2.10 Nuit à la santé ou à l’intégrité physique d’autrui
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : génèrent ou risquent de générer chez autrui des problèmes de santé tels que fracture, blessure ouverte, etc., nécessitant des soins médicaux, à court terme, de la part d’un médecin.
2.11 Perturbe les activités d’autrui
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : perturbent ou risquent de perturber, de façon majeure, les interactions d’autrui ou leurs activités (ex. : les personnes de son environnement immédiat ne peuvent plus travailler du tout ou poursuivre leurs activités à cause des comportements de la personne, les individus à proximité doivent s’éloigner de la personne pour pouvoir interagir à leur guise, la proximité de la personne est difficile à supporter).
2.12 Génère chez autrui du stress et de la détresse
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : génèrent ou risquent de générer dans son entourage des symptômes de stress physique et psychologique tels que des réactions intenses d’anxiété et de détresse associées à divers symptômes (ex. : insomnie, migraine, vomissements, dépression ou épuisement).
2.13 Génère des conflits dans son réseau social (familial ou de services)
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : augmentent ou risquent d’augmenter la fréquence ou l’intensité des conflits et des tensions dans son réseau social, familial ou de services.
2.14 Porte atteinte à la propriété (de la personne ou à celle d’autrui)
LES TROUBLES GRAVES DU COMPORTEMENT (TGC) DE LA PERSONNE : génèrent ou risquent de générer des impacts négatifs majeurs à ses propriétés ou à celles d’autrui (amenant des pertes significatives sur la qualité de vie de la personne ou d’autrui telles que la perte d’un vêtement, d’un meuble, etc.).

Le trouble obsessionnel-compulsif

L'obsession - qui se traduit par une fascination pour un objet ou une personne - est un terme fort à la mode ces temps-ci. On a même donné ce nom à un parfum bien connu, laissant entendre ainsi que I'obsession est une émotion acceptable sinon désirable. Pour ceux et celles cependant qui sont affectés du trouble obsessionnel-compulsif, le terme obsession est plutôt synonyme d'intrusions à la fois accaparantes et indésirables de la pensee. Ces intrusions incontrôlables les portent à s'adonner à des gestes rituels (compulsion) qui, parfois, les accaparent chaque jour pendant des heures.

Le trouble obsessionnel-compulsif, (TOC) fait partie des troubles anxieux qui affectent la pensée, le comportement, l'émotivité et les sens d'une personne. Collectivement, ces troubles constituent un des problèmes de santé mentale les plus répandus et on estime qu'une personne sur dix souffre d'un trouble anxieux à un moment quelconque de sa vie.
Bien qu'il soit rare qu'on assiste à un cas de guérison complète, l'application d'un traitement spécialisé permet souvent de soulager les symptômes sur une longue période. Un effort de sensibilisation est avant tout nécessaire si l'on souhaite faire disparaître l'opprobre social et l'ignorance qui empêchent les personnes atteintes de chercher à se faire soigner.


Quand l'anxiété devient obsession

Une certaine dose d'anxiété et d'incertitude, de même que les superstitions et les gestes répétitifs sont monnaie courante chez la plupart des gens. Le trouble obsessionnel-compulsif naît lorsque cette anxiété se mue en obsession et que le comportement ritualisé qui en découle finit par accaparer l'existence même de la personne atteinte. Un peu comme si le cerveau était un disque vinyle sur lequel l'aiguille accrochait sans cesse au même endroit, répétant à l'infini le même fragment musical.

Les obsessions sont des intrusions de la pensée, des impulsions, des images à la fois non désirées et irrationnelles. Parmi ces obsessions, on retrouve la peur démesurée des microbes, le doute chronique (la porte est-elle fermée ou non, les lumières sont-elles éteintes?), de même que des pensées troublantes de caractère sexuel ou religieux. Les personnes souffrant d'obsessions peuvent être maladivement préoccupées par les microbes ou craindre d'avoir blessé quelqu'un par exemple. Elles sont incapables de chasser ces craintes de leur esprit même si elles se rendent compte de leur aspect irrationnel. Ces obsessions sont souvent accompagnées d'un sentiment de peur, de degoût et de résignation (<< il faut le faire >>).

La personne en proie à des obsessions tente de se soulager de celles-ci en effectuant des gestes ritualisés compulsifs sans cesse répétés et souvent en adoptant une certaine << méthode >>. Les gestes compulsifs courants sont le lavage, la vérification et la remise en place d'objets. L'individu se sent alors momentanément soulagé de son obsession.


Cause et effet

On croyait auparavant que le trouble obsessionnel-compulsif était causé par des problèmes familiaux ou des comportements remontant à l'enfance. On considère aujourd'hui que le trouble est plutôt d'origine neurologique. Les recherches en cours se concentrent sur Ie fonctionnement du cerveau et l'impact des facteurs personnels sur le développement de la maladie.

Le TOC peut survenir chez des personnes de tout âge mais il apparaît généralement avant 40 ans. Les études ont démontré que les premiers symptômes faisaient leur apparition à l'adolescence ou durant l'enfance. Les hommes et les femmes sont touchés de façon égale.

Les personnes souffrant de TOC sont soumises à un stress sérieux et l'intensité des symptômes peut varier. Cela peut aller d'un simple bruit de fond à un vrombissement assourdissant. Comme elles peuvent passer plus d'une heure par jour à répéter des gestes rituels compulsifs, on comprend mieux pourquoi leur vie professionnelle ou familiale se trouve souvent fortement perturbée.

Vivre avec un trouble obsessionnel-compulsif

Un diagnostic précoce et un traitement adéquat peuvent souvent soulager les symptômes du TOC. Le patient peut ainsi mieux résister à la dépression et faire face plus efficacement aux difficultés interpersonnelles qui sont trop souvent le lot des personnes atteintes de cette maladie.

Malheureusement, le TOC est souvent sous-diagnostiqué et en conséquence, sous-traité. Ceci est dû en partie au fait que beaucoup de personnes atteintes ont honte de leur condition et la dissimulent, ou encore qu'elles ne croient tout simplement pas qu'elles souffrent d'un problème quelconque. D'autre part, les professionnels de la santé sont souvent peu renseignés sur la maladie.

On dispose aujourd'hui de deux types de traitements efficaces : la pharmacothérapie et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Utilisés de concert, ces traitements peuvent souvent être bénéfiques.

Les médicaments auxquels on fait appel pour combattre les symptômes du TOC altérent le taux de sérotonine, un agent chimique présent dans le cerveau.

Pour sa part, le traitement psychothérapique fait appel à une technique preventive sur le plan de l'exposition et de la réaction. Ainsi, on invite le patient à demeurer en contact avec l'objet ou le facteur qui déclenche l'obsession et à s'astreindre à ne pas exécuter le rituel compulsif qui normalement le soulage momentanément de cette obsession. On peut constater une amélioration au bout de deux mois ou plus selon l'intensité de la thérapie.

Soutien et compréhension

Le stress est toujours présent chez les personnes souffrant de TOC et leur entourage est également affecté par leur état. La meilleure façon pour aider une personne de votre entourage qui souffre de trouble obsessionnel-compulsif est d'abord de vous sensibiliser aux divers aspects de la maladie. Vous vous sentirez alors mieux armé pour essayer de Ia convaincre qu'il existe des traitements pour améliorer son état de santé.

Si vous souffrez vous-même d'un trouble obsessionnel-compulsif, il est important de comprendre qu'il est parfaitement normal de ressentir malaise et inconfort au cours du traitement éventuel. Collaborez avec votre médecin afin de trouver la dose de médicament appropriée à votre condition et n'hésitez pas à demander une contre-expertise en ce qui a trait à la thérapie cognitive-comportementale recommandée dans votre cas. Sachez qu'une fois que les symptômes auront diminué d'intensité, vous serez en mesure d'éviter les rechutes.

Cas spécial des enfants souffrant de TOC

Plusieurs adultes souffrant d'un trouble obsessionnel-compulsif soulignent qu'ils ont ressenti les premiers symptômes à l'enfance. Il ne fait pas de doute que l'enfant qui est conscient de ses gestes compulsifs embarrassants et qui tente de les dissimuler à son entourage doit être soumis à un stress élevé.

Les enfants qui souffrent d'un TOC risquent fort de souffrir également d'autres problèmes d'ordre psychiatrique tels que la phobie sociale, la dépression, la difficulté d'apprentissage, le tic de l'enfance, le comportement perturbateur et la peur de la dysmorphie corporelle (laideur physique).

La thérapie cognitive-comportementale aidera souvent l'enfant à combattre les symptômes du TOC. Soulignons également que l'on ne prescrit généralement des médicaments aux enfants que lorsque la thérapie n'a pas eu l'effet escompté.

Sources de renseignements utiles

Contactez un organisme comme l'Association canadienne pour Ia santé mentale si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur le trouble obsessionnel-compulsif, de même que sur les services d'entraide et autres ressources disponibles autour de vous.

La schizophrénie

À première vue, la schizophrénie semble parfois être un énorme casse-tête. Ses causes sont encore incertaines; ses symptômes, variables.

Le groupe d’âge le plus souvent touché est de 16 à 30 ans et on estime qu’une personne sur cent en est atteinte. C’est l’affection la plus incapacitante de la jeunesse.

Un casse-tête, oui, mais un auquel on arrive graduellement à trouver la solution, car de nouvelles pièces sont constamment découvertes. Considérons ce que nous savons déjà des symptômes de la schizophrénie.

Symptômes de la schizophrénie

Souvent, la schizophrénie se manifeste lentement. Lorsque les premiers symptômes apparaissent, généralement durant l’adolescence ou au début de l’adultéité, ils peuvent sembler plus déconcertants que sérieux.

Au tout début, les personnes atteintes de schizophrénie pourraient s’apercevoir qu’elles semblent incapables de relaxer, de se concentrer ni de dormir. Elles peuvent graduellement s’éloigner de leurs amis de longue date. Leur travail ou leurs études commencent à en souffrir, ainsi que leur apparence physique. Au cours de cette période, on pourrait se rendre compte, à une ou plusieurs reprises, que la personne atteinte s’exprime d’une façon difficile à comprendre et/ou semble avoir des perceptions anormales.

Une fois établie, la schizophrénie a tendance à se caractériser par des cycles de rémission et de rechute.

En période de rémission, une personne atteinte de schizophrénie peut sembler relativement peu affectée et fonctionner assez bien dans la société. Cependant, en période de rechute, la situation n’est pas telle. Les schizophréniques peuvent éprouver un ou tous les principaux troubles suivants :

délire et/ou hallucinations,
manque de motivation,
retrait social,
troubles de la pensée.
Le délire se caractérise par des idées fausses qui s’écartent de la réalité. Les personnes atteintes de schizophrénie peuvent par exemple, croire qu’on les espionne, qu’on écoute leurs pensées ou qu’on implante des idées dans leur tête.

Pour la plupart, les hallucinations consistent à entendre des voix qui reprochent les comportements, insultent ou donnent des ordres. Il arrive parfois aux personnes atteintes de schizophrénie de voir ou de ressentir des choses qui n’existent pas.

La pensée désorganisée provoque chez certaines personnes atteintes de schizophrénie une grande confusion. Lors de conversations, elles peuvent spontanément passer d’un sujet inapplicable à l’autre. La dépression et l’anxiété accompagnent souvent ces sentiments.

Les symptômes de la schizophrénie varient grandement d’une personne à une autre, pouvant aller de légers à graves. Puisque aucun test diagnostique n’existe, on doit consulter un spécialiste pour l’établissement du diagnostic.

Théories sur les causes de la schizophrénie

Nous savons que la schizophrénie est un trouble biologique du cerveau. Les causes ne sont pas encore connues, mais il existe plusieurs théories.

Il y a forte raison de croire que d’importants facteurs héréditaires sont en jeu. De nombreux chercheurs tentent présentement de découvrir les causes génétiques de la schizophrénie transmises à travers les générations. La probabilité de leur réussite augmente au fur et à mesure que les gènes d’autres maladies complexes sont découverts.

Les caractéristiques de la schizophrénie, ainsi que sa tendance cyclique (périodes de rémission et de rechute), font qu’elle ressemble aux maladies auto-immunes.

Grâce à de nouvelles technologies, on a pu récemment cerner certains indices relatifs aux causes de la schizophrénie.

Des images obtenues par ordinateur de l’activité cérébrale montrent que la partie du cerveau gouvernant la pensée et les fonctions mentales supérieures présente un comportement anormal chez les personnes atteintes de schizophrénie.

L’imagerie par résonance magnétique, ou IRM, a démontré que la même région du cerveau chez certaines personnes atteintes de schizophrénie, semble présenter une détérioration ou un développement anormal.

L’examen tomodensitométrique (mieux connu sous le nom de scanographie) indique que les cavités remplies de liquide dans les cerveaux d’individus atteints de schizophrénie, ont tendance à être plus grandes que chez ceux qui ne sont pas atteints.

Même les traitements couramment utilisés par les médecins fournissent aux travailleurs scientifiques des «pièces du casse-tête» jugées indispensables. Par exemple, certaines personnes atteintes de schizophrénie réagissent bien aux médicaments qui perturbent la production ou libération de dopamine - une substance biochimique présente dans le cerveau. Cette réalisation mène actuellement les chercheurs à considérer qu’une production excessive de dopamine, ou bien une trop grande sensibilité à celle-ci, influe peut être sur la maladie.

Traitements

On a découvert qu’un grand nombre de médicaments peuvent aider à rétablir les déséquilibres biochimiques à un niveau presque normal chez de nombreuses personnes atteintes de schizophrénie.

Ces médicaments sont très bénéfiques car ils peuvent diminuer les hallucinations et le délire, ainsi qu’assurer la cohérence du processus de pensée. Cependant, leurs effets secondaires sont généralement graves, ce qui mène le patient à cesser de les prendre et à faire une rechute.

La psychothérapie individuelle, de groupe ou familiale est possible et peut s’avérer très bénéfique pour la personne atteinte de schizophrénie et ses proches. Ils y trouveront compréhension et réconfort, de même que des idées et des suggestions pour faire face aux aspects émotionnels de la maladie et atténuer le stress qu’ils vivent.

Les familles peuvent jouer un rôle important. En collaborant étroitement avec les professionnels de la santé, les membres de la famille peuvent non seulement venir à mieux connaître la maladie, mais peuvent aussi leur fournir des renseignements utiles. La famille peut trouver des moyens d’appuyer le/la parent(e) atteinte de schizophrénie et de lui fournir un environnement qui l’aidera à se rétablir et favorisera la communication.

Regard vers l'avenir

Grâce à des médicaments appropriés qui s’améliorent sans cesse, des réseaux de soutien communautaire, particulièrement en matière de logement, et des psychothérapies dispensées par des professionnels qualifiés, de nombreuses personnes atteintes de schizophrénie seront mieux équipées pour fonctionner dans la communauté. Avec toutes ces ressources à leur disposition, un très grand nombre de personnes atteintes de schizophrénie pourraient retrouver leur indépendance, travailler, fréquenter leur famille et leurs amis. La recherche d’une cure est en cours et l’espoir de réussir augmente de jour en jour.

Pour de plus amples renseignements

Si vous ou une de vos connaissances est atteinte de schizophrénie et vous désirez obtenir de plus amples renseignements au sujet de la maladie, contactez un organisme communautaire comme la Société canadienne de schizophrénie ou l’Association canadienne pour la santé mentale; un tel organisme sera en mesure de vous renseigner ou vous aider à obtenir de l’aide supplémentaire, s’il y a lieu.

dimanche 18 avril 2010

les trisomies

La trisomie peut se produire sur n'importe quelle paire mais la fréquence n'est pas la même. Suivant le nombre ou le type de trisomie, l'individu affecté sera viable ou non. Chez l'homme, la plupart des trisomies entraînent un avortement naturel (fausse couche). Ces trisomies sont dites létales. Cependant, certaines trisomies ne sont pas létales.

Les trisomies aboutissant à des enfants vivants sont, entre autres :

Trisomie 21 (Syndrome de Down) qui concerne le chromosome 21
Trisomie 13 (Syndrome de Patau) qui concerne le chromosome 13
Trisomie 18 (Syndrome d'Edwards) qui concerne le chromosome 18
Trisomie 9 (Syndrome de Warkany) qui concerne le chromosome 9
Certaines trisomies atteignent les chromosomes sexuels, X, ou Y:

Trisomie X (Syndrome Triple X) : l'individu possède trois chromosomes X, le chromosome supplémentaire est toujours donné par la mère, le risque augmente avec l'âge. L'enfant est de sexe féminin. Une fille sur mille est atteinte de cette maladie génétique.
Le Syndrome de Klinefelter : L'individu possède deux chromosomes X et un chromosome Y (XXY). L'enfant est de sexe masculin — dans la plupart des cas, mais peut aussi être de sexe féminin ou indéfini (malformations probables).
Le Syndrome de Jacob : l'individu possède un chromosome Y en double exemplaire, et un chromosome X (XYY). Le chromosome Y supplémentaire est dû à un problème au cours de la spermatogénèse chez le père. Environ un homme sur 850 développe au moins un spermatozoïde double Y. L'enfant est de sexe masculin.
La trisomie la plus fréquente est la trisomie 21 ou syndrome de Down.

Les enfants trisomiques 13 et 18 ne vivent en général que quelques jours à quelques semaines en raison de l'importance des malformations associées.

La trisomie en général empêche l'évolution du cerveau dite normale, cependant à force de stimulation, les porteurs de trisomie peuvent se développer tant sur le plan intellectuel, émotionnel que sur le plan professionnel, même si leur handicap ne leur permettra jamais d'atteindre l'âge mental d'un adulte.

Qu'est ce que l'autisme?

Qu'est ce que l'autisme?

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L'autisme est sans doute le pire des handicaps, parce qu'il ne se voit pas, ne se remarque pas, n'est pas compris.
Aujoud'hui, l'autisme est considéré comme un trouble pervasif du développement affectant les fonctions cérébrales (définition du DSM-IV et de la CIM-10). L'autisme empêche la personne qui en est atteinte d'organiser et de comprendre l'information transmise par ses sens. L'autisme provoque un repli sur soi et peut affecter gravement les interactions sociales. Les principaux symptômes de l'autisme sont :


Déficits dans les interactions sociales réciproques

Déficits dans la communication verbale et non verbale et dans l'imagination

Activités et intérêts limités

L'autisme est un handicap grave. Bien qu'on ait cru dans le passé que l'autisme était rare, des études cliniques ont démontré depuis que la prévalence de l'autisme total classique est de 4-5/10.000 et que 10 à 20 personnes sur 10.000 en présentent beaucoup de symptômes et pourraient donc être inclues dans le « continuum autistique ». L'autisme est parfois associé à d'autres handicaps comme le syndrome de Down (trisomie), l'épilepsie, le syndrome de Rett ou la sclérose tubéreuse.


Aujourd'hui encore, en raison du manque de diagnostic adéquat et de services adaptés, de nombreuses personnes atteintes d'autisme ne bénéficient pas d'une prise en charge adaptée à leurs besoins.


L'expérience a pourtant démontré que le meilleur traitement pour les personnes autistes est une éducation précoce et spécialisée qui vise à rendre l'environnement plus accessible à la personne autiste et à combler les déficits particuliers de chacun.

qui est la personne qui vit avec une deficience intellectuelle

DEFICIENCE INTELLECTUELLE
QUI EST LA PERSONNE QUI VIT AVEC UNE DEFICIENCE INTELLECTUELLE?
Identifiez quelques caractéristiques…
Définition de la déficience intellectuelle.
1) Un fonctionnement intellectuel inferieur a la moyenne
2) Limitation dans les comportements adaptatifs :
Habilites conceptuelles; langage réceptif et expressif,
Lecture et écriture, concept d’argent, autonomie.
Habilites sociales; relations interpersonnelles, assume des responsabilités, estime de soi, naïveté, suit les directives,…
Habilites pratiques; manger, se déplacer, se laver, habillement, préparer les repas, entretien ménager, transport, gérer de l’argent, le travail,…
3) Doit se produire avant l’âge de 18 ans.
On pale de déficience intellectuelle, lorsque la personne, a un âge donne, ne répond pas aux critères habituels de développement, habilites de base, de comportement et de capacité à apprendre et a retenir.

QUELLES SONT LES CAUSES DE LA DEFICIENCE INTELLECTUELLE ?
1) Les causes prénatales (30%); désordre génétique (maladie héréditaires), atteintes au cerveau du fœtus (rubéole intra), effets du tabac, de l’alcool et malnutrition.
2) Les causes périnatales (15%); entre la fin de la grossesse et les premiers jours de vie. Complication pendant l’accouchement. L’exposition a des toxines ou a des infections. (Ex; asphysie cordon ombilical, mère porteuse de l herpes génital.
3) Les causes postnatales (20%); malnutrition de l’enfant, maladie infectieuse, carence grave en stimulation, accidents avec traumatismes craniocerebraux.
4) Éléments inconnus (30%)
5) Hérédité (5%); x fragile


Présentation de différents syndromes et ses implications
Trisomie 21
X-fragile
TED avec DI

Trisomie 21 ou syndrome de down
Manifestation comportementales souvent présentes;
- Meilleurs dans les taches visuo-spacial qu’aux taches verbales ou auditives;
- Comportements adaptatifs fort comparativement à l’intelligence;
- Personnalité plaisante et sociable;
- Dépression fréquente a l’âge adulte.

Syndrome du X-fragile
Manifestations comportementales souvent présentes;
- Habiletés verbales supérieures aux habiletés visuo-spatial;
- Force dans les habiletés de la vie quotidienne et les soins personnels;
- Comportement d’inattention, hyperactivité et de type autistique
- Trouble anxiété;





Troubles envahissants du développement.

Manifestations comportementales souvent présentes:
- Force au niveau visuel;
- Comportement stéréotypés;
- Rigidité aux changements;
- Peu de contact;
- Hypo ou hypersensibilité;
- Difficulté dans le jeu.

Distribution par niveau de déficits du fonctionnement

Déficience intellectuelle légère;
85% vs 50% (pour les personnes en services spécialisés)
Déficience intellectuelle moyenne;
10% vs 35% (pour les personnes en services spécialisés)
Déficience intellectuelle graves;
3% vs 10% (pour les personnes en services spécialisés)
Déficience intellectuelle profonde;
2% vs 5% (pour les personnes en services spécialisés)
Caractéristiques de la déficience intellectuelle sous différents aspects
Caractéristiques cognitives associées a la DI
-Retard de développement;
C’est la plus évidente. Par exemple, na marche pas a l’âge prévu, ne parle pas a l’âge normal, le développement moteur se fait au ralentit.
- Ralentissement et arrêt prématuré de développement;
Les stades sont acquis plus tard, stade préopératoire (égocentrique), difficulté à saisir les relations, une dimension a la fois.
- Déficits de fonctionnement;
Déficit de la mémoire de travail (moins rapide, moins d’éléments, moindre efficience dans le traitement de l’information).
- Base connaissances pauvre et mal organisée;
Peu de connaissance a partir desquelles elle peut intégrer un élément nouveau; connaissance mal organisées.
- Difficulté dans le transfert et la généralisation;
Difficulté a appliqué dans un autre contexte une connaissance ou une habileté.
- Difficulté dans la résolution de problème;
Manque de stratégies et difficulté à les mettre en œuvre spontanément. Difficulté a décidé quand utiliser une stratégie apprise (généralisation)


Caractéristiques non – cognitives associées a la DI
- Faiblesse de l’estime de soi;
Expérience fréquente de l’échec qui devient un facteur de démotivation (capacité versus le défi propose)
- Certitude anticipée de l’échec;
Résignation apprise. Il n’est pas nécessaire d’essayer.
- Absence ou inadéquation du scenario de vie.

Les manifestations cliniques de la DI
- le langage.
- L’attention.
- la mémoire immédiate.
- les fonctions exécutives.
- l’estime de soi.
- La relation a autrui.
- Le jugement moral.
- Les mécanismes de contrôle.



LE LANGAGE

Le langage est caractérisé par l’utilisation de phrases courtes, une syntaxe peu développée, une prononciation défectueuse, un vocabulaire limite et répétitif et l’utilisation restreinte de pronoms, verbes.

Le retard de langage est un trouble non – spécifique a la DI.

Le retard de langage ne s’explique pas seulement pas la faiblesse du fonctionnement intellectuel mais par une incidence élevée de trouble auditifs.


L’attention

L’attention est une fonction atteinte chez la plupart des personnes qui ont une déficience intellectuelle.

La qualité d’information traitée est moindre et ils sont souvent attire pas les stimuli.



LA MÉMOIRE IMMEDIATE

La mémoire immédiate est plus restreinte que les gens <> parce que les personnes DI ne peuvent pas regrouper les stimuli pour favoriser l’encodage. La mémoire a court terme est moins difficile, toutefois, la mémoire a long terme est de loin inferieur.

Les fonctions exécutives

Les personnes DI présentent une grande rigidité cognitive et comportementale. Prévoir et planifier ses actions en fonction d’un futur sont difficile.

On interprète à tort qu’il s’agit d’un manque de motivation.

L’estime de soi

La faiblesse de l’estime de soi provient des échecs répétés. Elle est un puissant facteur de démotivation. Elle rend nécessaire l’accentuation de renforcement social. Manque d’initiative.



La relation a autrui

La verbalisation et l’expression des émotions sont rares. La relation s’établit souvent par le biais de contacts physiques.

Le jugement moral

Le jugement moral est faible. Les normes ne sont pas clairement intégrées. La personne atteint le stade élémentaire de jugement moral; éviter la punition ou recherche une récompense.

Les mécanismes de contrôle

Les mécanismes de contrôle sont insuffisants. Les délais et les frustrations sont mal tolérés. La personne peut réagir par une désorganisation psychomotrice, des attitudes de retrait, une résistance passive, des comportements d’automutilation.




Normalisation et valorisation des rôles sociaux (V.R.S.)

La normalisation

Dans la mesure du possible, utiliser des moyens culturellement valorise afin de maintenir des rôles sociaux valorises pour les personnes.

Valorisation des rôles sociaux

- Le développement des compétences afin d’être mieux a même de remplir certains rôles valorises et l’amélioration de limage sociale des personnes afin quelles soient perçues de façon plus positive par leur entourage.
- Accorder des rôles positifs aux personnes et de manifester des attentes positives a leur égard.
- De na pas Coire qu’il est suffisant pour les personnes de vivre des situations dites normales sans chercher véritablement a les valoriser.
- Il faut croire que chaque personne peut évoluer.
- Intégrer les personnes dans la vie valorisée de la société.
- Augmenter l’identification des personnes avec des modèles valorises.

Qualité de vie et autodétermination
Qu’est-ce que la qualité de vie?

- Indicateurs de la qualité de vie;
1) Bien-être émotionnel.
2) Relations interpersonnelles.
3) Bien-être matériel.
4) Développement personnel.
5) Bien-être physique.
6) Autodétermination.
7) Inclusion sociale.
8) Droits.